Comment se libérer de ses craintes, peurs et souffrances ?

comment-se-libererComment se libérer de la peur, de ses craintes et de la souffrance ?

Comme le dit Nicolas Hulot : « On ne peut vivre qu’en dominant ses peurs, pas en refusant le risque d’avoir peur. ». Et on peut avoir peur de beaucoup de choses : peur du conflit, peur de la solitude, peur de l’échec, peur de la souffrance, etc.

Aussi peut-on craindre les maladies, les rejets et les pertes entre autres.

Mais comme si ce n’était pas assis, si jamais on n’a pas su éviter ce qui nous fait peur, on souffre.

Cette souffrance se manifeste différemment selon les individus, pour des causes identiques ou distinctes.

Au lieu de passer notre temps à fuir ces démons, il vaut mieux les vaincre pour de bon. Il faut parvenir à s’en libérer si on veut vivre heureux et en paix avec soi-même comme avec les autres. C’est la meilleure façon de renforcer sa confiance en soi et de déployer davantage sa personnalité. On pourra dès lors vivre pleinement le présent et gouter à ce qu’il nous offre de bon et de bien.

Les émotions de base que les êtres humains disposent sont l’amour et la peur. Absolument toutes les autres découlent de ces deux principales émotions. Si l’amour est l’énergie qui amplifie et qui édifie, la peur est celle qui resserre et qui anéantit. Nous savons tous que nous devons nous libérer du joug de nos peurs, de nos craintes et de nos souffrances pour atteindre le succès, pour nous éloigner des émotions négatives et nous rapprocher davantage des émotions liées à l’amour.

Pour tous ceux qui travaillent leur développement personnel, voici comment se libérer de ses peurs, craintes et souffrances.

Pourquoi a-t-on peur ?

La peur est une base du fonctionnement de l’être. Il s’agit d’une réaction mentale à une situation particulière, combinant à la fois la psychologie de chaque individu, les prédictions évènementielles transmises par les médias et la société, ainsi que la charge de l’inconscient actif. Autrement dit, son acuité et son apparence sont uniques à chaque individu et à chaque situation. Ses aspects sont aussi variés que ses déclencheurs. La peur prend de nombreux faciès et se solidifient sur les perspectives les plus diverses, d’une personne à l’autre. Ce qu’on doit savoir c’est que chaque crainte prend naissance au plus profond de notre âme.

Presque à chaque situation, bonne ou mauvaise, on doit toujours faire face à nos peurs, d’autant plus que chacune de ces situations peut avoir des points positifs et négatifs. Seul le degré de la peur diffère selon ces dispositions. Parfois, on peut facilement ignorer nos peurs pour le remplacer par le courage, parfois non. Parfois, il ne nous parait pas logique d’avoir peur de quelque chose, mais on le sent quand même. À d’autres moments, on se croit invincible et on pense n’avoir peur de rien. Ce qu’on fait en fait c’est ignorer de but en blanc nos craintes. Cela nous mènera tout de même dans des impasses.

Ces peurs commencent dès l’enfance, surtout qu’à cette période, on n’a pas encore les facultés de distinguer ce qui est vrai ou fictif, ce qui est logique ou non. À cet âge, on crée notre monde. On ne connait pas le monde tel qu’il est, mais comme le dessine notre imagination, qui de plus est fertile à ce moment-là.

Les peurs, les craintes et les souffrances nous suivent depuis l’enfance

C’est notre mental qui crée nos peurs pour mieux nous protéger. Dans ce cas-ci, notre cerveau raisonne par expérience.

Un cas possible : à chaque fois que nous nous accusons de ce que nous endurons, nous créons une peur. Pour preuve, si notre mère nous a crié dessus quand on était petit parce qu’on avait fracassé quelque chose à la maison, on se serait blâmé parce qu’on aurait eu peur que notre mère nous aime moins à partir de ce moment-là. En concevant ce mensonge, nous créons la peur de ne plus avoir droit à l’amour de notre mère si on faisait encore des bêtises ! Si la situation en question se répète, nous allons le graver en nous comme une nouvelle évidence. Comme quoi nous devons bien faire les choses pour acquérir de l’amour ! Et nous voilà désormais contraints de réaliser ce que nous impose notre peur.

En grandissant, on a toujours peur de déplaire à nos enfants ou de décevoir nos parents ou notre époux si l’on fait un faux pas. On a constamment peur de leur réaction, mais souvent, on ne le sait pas. La peur est ancrée profondément en nous qu’elle fait tout simplement partie de notre quotidien, automatiquement, sans qu’on ait plus à y penser.

Effectivement, lorsqu’on grandit, le manque de sécurité en matière d’affection, cette peur de ne pas se faire aimer, se manifeste par une plus grande faiblesse. Il nait en nous un sentiment d’anxiété face à de nombreuses situations. Tout ce qui est mystérieux et nouveau nous fait généralement peur et nous stresse. À cause de cela, nous entretiendrons le plus souvent avec nos proches ou notre voisinage, un lien fusionnel, dans le but d’une collecte d’amour, en contrepartie de cette sécurité qui manque, avec en filigrane, toujours, la peur qui emprisonne l’autre dans un rapport contraignant.

Ces craintes que l’on a vécues dans l’enfance nous hanteront toujours, d’une manière ou d’une autre, si on ne se décide pas d’en venir à bout. Elles se manifestent par notre manque de confiance en nous, notre peur de l’inconnu, notre recherche permanente d’excuses pour ne pas entreprendre quelque chose qui pourrait nous faire resurgir ces craintes, jusque dans notre façon de manger ou de se comporter.

Beaucoup d’adultes ont pour cause peur de l’hôpital, qui pour eux fait peur et est synonyme de souffrances. Peut-être parce dans l’enfance, ils y ont vu un proche partir dans l’au-delà, ou parce qu’ils se souviennent de leur hospitalisation, ou encore parce que le temps d’une visite à l’hôpital ils ont vu quelqu’un qui agonise dans la souffrance. Et cela peut rester dans son for intérieur, que lorsqu’on proposera plus tard à l’une de ces personnes un poste alléchant dans un hôpital, elle pourrait refuser à cause de ces anciens ressentis.

Si durant cette même période enfantine, on souffrait de la violence d’un père ou de l’absence d’une mère, on continuera à craindre la violence dans notre entourage et à avoir peur d’être à nouveau délaissé par quelqu’un. Il y a aussi les enfants qu’on battait pour un oui ou pour un non, ceux qui n’arrivaient jamais à la hauteur du vouloir de leurs parents. Ces derniers vont vivre dans ce mal toute leur vie et ne trouveront jamais le bonheur si on ne les aide pas et s’ils ne se prennent pas en main. Si les uns deviennent timides, les seconds auront tendance à chercher la perfection pour plaire à quelqu’un. Ils n’hésiteront pas à se lancer dans des aventures périlleuses rien que pour obtenir la reconnaissance d’une personne et auront du mal à dire non pour ne pas perdre ce mérite tant convoité. La peur est ainsi un paramètre qui tient en compte dans notre comportement d’aujourd’hui. Or, elle pèse lourd et il faudrait de ce fait l’éradiquer pour pouvoir aller de l’avant.

Comment se libérer de toutes ces émotions toxiques et négatives ?

Afin d’agir diligemment contre la peur quand il prend forme, il faut diriger sa pensée vers des sensations ou images positives, puisque ce sont les pensées qui conçoivent nos peurs et qui les mettent en œuvre à partir de la mémoire. Cette mémoire se rapporte toujours au passé. Pour y parvenir, il est important de s’exercer à visualiser notre bien-être et à le mettre en scène dans un panorama que l’on admire particulièrement. Affinez les détails dans ses moindres angles.

Et puisque le cerveau ne peut présider qu’une besogne à la fois, il n’aura plus le temps de repenser aux mauvais souvenirs lorsque vous le guidiez ainsi. Concentrez-vous bien le temps que vous vous imposerez sur ces images positives et extraordinaires. Ainsi, vous approvisionnez votre tête de plénitude et vous le conserverez alors de l’immixtion des pensées négatives. C’est un excellent moyen de se créer du bonheur. Or, quand on est heureux, on est en paix avec nous-mêmes et avec le monde qui nous entoure, les doutes disparaissent et les souffrances ne sont plus que des souvenirs lointains.

Dressons notre cerveau à ce nouveau planning, entrainons-le de façon à fixer d’autres sensations,  souvenirs et images agréables et mettons toute notre force et notre confiance dans la conception de ce nouveau « software ». Engageons-nous sur des souvenances heureuses, des visions prospères, trépidations et intuitions attrayantes. C’est comme ça que chacun d’entre nous va pouvoir se libérer de ses peurs et souffrances.

Entre autres, sachant que les tensions physiques concordent le plus souvent à des tensions psychiques, le laisser-aller, « la programmation neurolinguistique (PNL) », « la sophrologie », « l’hypnose », « les thérapies comportementales et cognitives (TCC) », « la tonification du cerveau gauche / droit », ont une action certaine et multiplient la ténacité face aux circonstances anxiogènes. Elles aident à dompter la peur et à entraver les pensées négatives qui déterminent l’angoisse.

Être courageux, c’est progresser avec sa peur

Il ne faut pas ignorer nos peurs, mais avancer avec elles sans se laisser paralyser. Le Dr Pascal Ide, prêtre, docteur en psychologie et philosophie confirme : « Le vrai courage est bien de tenir ce qu’on a décidé de faire, avec sa peur ». Il a raison puisque si on écoute à chaque fois nos peurs, on ne serait parvenu à rien. Au contraire, on aurait tout abandonné quitte à sacrifier nos années universitaires et tout le temps qu’on aura perdu à préparer quelque chose. La solution est de se vêtir de courage et une fois qu’on aura vaincu la peur grâce à cette arme puissante, celle-ci disparaîtrait à jamais.

Alors, ne vaudrait-il pas mieux vivre sa vie, l’unique vie qu’on a, au lieu de se plier pour survivre à des craintes ? Autrement, on manquera sûrement nos rêves et on ne parviendra jamais au bonheur, au succès ou à la réussite. Les peurs sont seulement des obstacles de plus à franchir, car la vie est ainsi faite, parsemée d’embûches. Si on arrive à vaincre l’ignorance, l’inexpérience, l’immaturité et bien d’autres démons, on arrivera sûrement aussi à vaincre ses peurs. Cette bataille s’appelle le courage.

Le courage est une force d’âme permettant de réaliser ce qui est positif malgré la peur. Être courageux ne signifie donc pas n’avoir peur de rien, mais plutôt qu’on accepte ses peurs en cherchant des solutions pour les empêcher de prendre les rênes de notre vie et précisément de nos décisions. Il faut arrêter de se dire qu’on est lâche, anxieux, peureux, nul ou incapable. Au lieu de ça, arpentez pas à pas le sentier du courage afin que les peurs se tassent d’elles-mêmes.

Au lieu de fuir, invitons notre peur et affrontons-la comme brave un guerrier. Sinon, elle nous hantera jour et nuit. Il est utile de connaitre nos alertes personnelles corporelles indiquant l’arrivée de cette hôte indésirable, comme une boule au ventre, la gorge qui se resserre, les maux de tête, les mains suintantes, etc. Mais au lieu de passer le temps à bannir ce mal-être en se renfermant sur soi ou en allant faire la fête pour essayer d’oublier, il vaudrait mieux accepter de rester un peu avec nous-mêmes.

Il faut retrouver la cause des peurs, des craintes et des souffrances

Il peut être mal vu par soi-même et surtout par les autres d’avoir peur. Pourtant, tout le monde a ses peurs enfouies en lui. La plupart des gens se forcent alors à rester dans le déni et vivent des conséquences de cette lâcheté. C’est une perte gravissime que de vivre au dépens des plaisirs d’autrui. Dorénavant, pensez à trouver ce qui vous fait peur et d’où elles viennent.

Certes, nous avons peur, mais de quoi exactement ? Que redoutons-vous ? Depuis quand vit-on cette peur ? Il n’est pas toujours aisé de le connaitre puisque nos peurs les plus profondes viendraient de chocs vécus dans la jeunesse et dans l’enfance, mais c’est essentiel ! Donnez-vous du temps, comme lorsque vous vous patientez pendant le traitement d’une maladie physique, en attendant la guérison. Vous savez maintenant que l’enfance donne lieu à la majorité de nos peurs, donc c’est surtout là qu’il faut commencer et affiner les recherches.

La peur est comme une maladie, il faut l’éradiquer depuis la racine, sinon elle revient au galop. Pourquoi ne pas commencer alors par les créatures méchantes qui hantaient votre enfance en tout premier lieu ? Pour les affronter une dernière fois et les effacer pour de bon de votre existence, plongez-vous dans le noir complet pour changer votre imagination. Apprenez à exploiter le noir autrement. Faites que ce soit des visages de vos proches ou des scènes joyeuses qui vous viennent à l’esprit à la place de ces ombres qui vous font peur, en vous convainquant davantage qu’ils n’existent que dans votre imagination. Cela vous permettra petit à petit de vous détacher de votre ancienne croyance qu’il y a des monstres cachés dans le noir. Vous serez libéré d’un grand poids, car ces anciennes habitudes pourront vous impacter par d’autres façons même en étant adulte.

Ainsi, affronter sa peur est le premier parcours, fondamental, pour la dompter. Nicolas Hulot raconte dans son livre « Chemin de traverse », comment, à 18 ans à peine, un soir de Noël, il trouve le corps de son frère, lové dans une moquette dans le sous-sol sombre de son bâtiment. Le lendemain, il s’oblige à redescendre dans ce sous-sol, afin d’exorciser sa peur. Une expérimentation frappante qui lui permettra après de faire face à bien d’autres peurs…

Un désir contre une peur

Cependant, d’après le Psychologue Jacques Salomé : « derrière toute peur, il y a un désir » et « Il est donc possible de reformuler une peur, en exprimant le désir ou le besoin qui en est à l’origine ». Notamment, la peur d’entrer dans une relation amoureuse durable peut être causée par un fort désir de liberté et d’autonomie. La crainte de se voir enfermer dans un bureau chaque jour de sa vie peut témoigner d’une envie d’aventure, d’un désir de parcourir le monde. Il faut aussi creuser de ce côté pour trouver la paix. Si on ne s’écoute pas, nos souffrances vont s’empirer et les craintes vont reprendre de plus belle.

Après avoir cherché ce qui vous fait peur, prenez encore plus de temps pour savoir ce que vous voulez dans la vie. Comment imaginez-vous votre vie d’aujourd’hui ou votre futur ? Réfléchissez aux moyens d’y parvenir et vous n’aurez plus peur de rien. Effectivement, il n’y a maintenant qu’une seule chose qui vous occupe le corps et l’esprit : c’est l’envie ardente d’atteindre des objectifs. En même temps, vous vous libérerez de vos peurs puisque les chemins sont obligatoirement les mêmes pour éliminer les craintes et appeler les rêves. C’est effectivement votre cœur qui vous parle dans ces cas-là et il ne peut être en conflit avec lui-même.

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