7 stratégies pour vaincre la peur de l’échec

La peur de l’échec est un véritable obstacle à la réussite.

En effet, nombreux sont ceux qui préfèrent ne rien tenter que de se confronter au risque d’échouer.

Quant aux plus téméraires qui osent malgré tout, il n’est pas rare de les voir brimer leurs capacités et amoindrir leurs objectifs. Cette attitude autodestructrice inconsciente leur permet d’éviter le danger d’une défaite trop grande.

Comment vaincre la peur de l’échec ? Découvrons dans cet article 7 stratégies efficaces.

Comprendre les origines de la peur de l’échec

Pourquoi en chercher les origines ?

Pour résoudre un problème, tel qu’il soit, il faut le soigner en profondeur. Notre société moderne occidentale a la mauvaise habitude de se préoccuper plus des feuilles que de la racine.

Pourtant, lorsque nous en traitons uniquement les symptômes, nous ne faisons que masquer tempo-rairement la difficulté. Tandis qu’en nous attaquant à l’origine de cette dernière, nous avons la pos-sibilité de la modifier définitivement. Combattre la peur de l’échec n’échappe pas à cette règle. Pour vaincre réellement la crainte d’échouer, il est nécessaire d’entamer un travail d’introspection.

Comment en chercher les origines ?

Tout problème a une explication. Il n’est cependant pas rare qu’elle soit complexe. En effet, il n’y a souvent pas une origine, mais des origines. Les peurs que nous entretenons aujourd’hui sont généralement le fruit de diverses expériences passées. Ces dernières peuvent remonter à très loin, jusqu’à la petite enfance, et même parfois jusqu’à la période de gestation !

Lorsque nous vivons des traumatismes, notre cerveau se conditionne de manière à tenter de nous en protéger. Ainsi, nous mettons en place divers schémas automatiques inconscients dans l’objectif de fuir des situations perçues comme des dangers potentiels.

S’il est difficile, voire impossible, de mettre précisément le doigt sur chaque instant qui a participé à la constitution de nos peurs, il reste intéressant d’en comprendre globalement les mécanismes. Pour cela, il est important de se questionner sur la ou les croyances limitantes qui se cachent derrière notre peur. Tentez toujours de percevoir la pensée derrière la pensée ! Se dire que l’on ne veut pas échouer n’est pas suffisant. Il faut se demander pourquoi l’on ne veut pas échouer ?

Au travers de questionnements, vous allez, de fil en aiguille, cheminer vers des éléments de ré-ponse. Une fois que vous aurez compris, en partie, les origines de votre peur, il deviendra beaucoup plus facile de la rationaliser et d’y faire face.

Quelles sont les origines fréquentes de la peur de l’échec ?

La société capitaliste et productiviste dans laquelle nous vivons valorise beaucoup plus le résultat que le parcours. Dès le plus jeune âge, nous sommes soumis, par exemple au travers de l’école, à un système compétitif par le biais de classifications ou encore de bons et de mauvais points. Ce dernier tend à comparer les individus, et utilise à tour de bras le bâton et la carotte pour faire avancer ses petits soldats.
Les parents, souvent eux-mêmes conditionnés par le monde dans lequel nous vivons, appuient ces schémas de pensées. Ils projettent sans cesse sur leurs enfants leurs propres rêves et leur propre vi-sion de la vie et de la réussite sociale. L’enfant tente alors à tout prix de satisfaire les attentes de ses figures d’attachement principales.

Par peur de décevoir, il s’impose une obligation de réussite. S’il faillit à cette dernière, il est con-fronté à des sentiments tels que la tristesse, la peur ou encore l’humiliation, et en vient à se dévalo-riser et perdre confiance en lui.

Concevoir l’échec différemment

L’échec est inévitable

Rappelons tout d’abord que l’échec fait partie de la vie. Il est inévitable de rater certaines choses que nous souhaitons obtenir, ou auxquelles nous aimerions arriver. Même le plus talentueux des êtres humains ne peut pas tout réussir. L’imperfection inhérente à la condition humaine rend impossible de vivre sans défaite.

Il vous arrive probablement d’avoir l’impression que certaines personnes connaissent un succès constant. C’est faux. Même les gens que vous admirez connaissent des situations d’échec. Face à cette réalité, n’est-il pas préférable d’accepter que de perdre son énergie à combattre l’inévitable ?

En repoussant sans cesse l’échec, non seulement vous créez l’échec en restant dans l’inaction, mais vous vous épuisez également inutilement à vouloir contrôler l’incontrôlable. Il est temps de lâcher-prise et d’oser prendre des initiatives. Il est difficile d’échouer, mais pire encore de ne même pas avoir essayé !

L’échec est constructif

Si vous avez peur de l’échec, c’est que vous le percevez comme quelque chose de négatif. En entretenant l’idée que l’échec est néfaste à votre vie, vous ne pouvez qu’avoir peur d’échouer.

Beaucoup de personnes sont persuadées qu’il faut tout réussir pour être brillant. En réalité, c’est exactement l’inverse ! L’échec est indispensable pour évoluer. Nous apprenons beaucoup plus de nos expériences que de nos connaissances. En faisant ce qu’on appelle couramment des « erreurs », nous tirons des leçons capitales pour la suite de notre existence. De même, ce que nous percevons parfois comme un échec s’avère un jour devenir un bienfait.

Parfois la vie nous enlève une chose à laquelle nous tenons pour nous en donner une autre encore plus précieuse. La sagesse implique de ne jamais considérer un événement comme un mal ou un bien, mais simplement comme une occasion de grandir et de rebondir vers de nouveaux horizons.

La notion d’échec est propre à chacun

Enfin, qu’est-ce que l’échec objectivement parlant ? Ce qui pour l’un est considéré comme échec sera pour l’autre un bienfait. Par exemple, certains individus estiment qu’obtenir un emploi stable est un élément de réussite dans la vie. Tandis que d’autres valorisent l’idée qu’il faut échapper à la société et son conditionnement en développant des alternatives de vie nouvelles.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, mais seulement des points de vue différents. Ainsi rappelez-vous que ce que vous appelez échec ne l’est pas nécessairement aux yeux de tous. La no-tion d’échec est extrêmement subjective. Le savoir permet de relativiser !

S’affranchir du regard des autres

La peur du regard des autres accentue la peur de l’échec

Lorsque l’on a peur d’échouer, c’est aussi parce que l’on craint le jugement des autres. En effet, beaucoup de personnes seraient plus sereines face à l’échec si ce dernier n’avait pas lieu sous le regard d’autrui.
Il n’est jamais agréable d’essuyer une défaite et d’entendre son entourage la commenter, même au travers de conseils qui se veulent parfois bienveillants. De même, nous craignons tous de renvoyer une image peu valorisante de nous-mêmes aux personnes qui nous entourent.

Nous pensons qu’en échouant, les autres évalueront négativement notre valeur ou nos capacités. Ainsi, le regard des autres devient une pression supplémentaire, et la peur d’échouer s’intensifie. Pour vaincre la peur de l’échec, il est capital de se libérer de ce poids.

Se maîtriser soi-même à défaut de maîtriser le monde

Si vous ne pouvez pas modifier l’attitude des autres, vous pouvez modifier votre positionnement face à leur attitude. C’est vous qui choisissez le comportement que vous voulez adopter face aux perturbations qui se produisent en dehors de vous ! Le véritable pouvoir ne réside pas en la maîtrise d’autrui, mais en la maîtrise de soi.

Apprenez progressivement à ne plus avoir besoin d’une validation extérieure pour vous sentir bien dans vos baskets. De même, apprenez à distinguer les attentes des autres à votre égard de vos propres désirs et aspirations. Ainsi, vous pourrez véritablement vous libérer du poids que représente votre entourage dans vos actions.

Penser positivement

Trier ses pensées

Nous avons souvent la fâcheuse tendance à imaginer le pire. En fantasmant sur divers scénarios catastrophes, nous ne faisons que cultiver notre peur de l’avenir, et donc notre peur d’entreprendre de nouvelles actions. Il est dommage de se préoccuper de problèmes qui n’existent pas encore, et qui n’existeront peut-être jamais !

Sans devenir naïf pour autant, il est possible d’appréhender la vie et ses événements plus positive-ment. Choisissez d’écouter la petite voix dans votre tête qui vous encourage, et non celle qui vous désespère. Visualisez l’avenir en partant du principe que, quels que soient les obstacles que vous rencontrez, vous aurez la force de les contourner.

Faire fonctionner la loi de l’attraction

Certains courants spirituels affirment que nous attirons inconsciemment à nous ce que nous vibrons. Peu importe les paroles que nous prononçons, l’énergie est réceptive aux vibrations, qui elles, ne peuvent pas mentir.

Par exemple, si une personne affirme vouloir devenir riche, mais qu’elle entretient intérieurement l’idée qu’elle ne mérite pas d’argent, elle risque de connaître le manque. Il est donc capital de modifier, non pas nos propos, mais nos croyances limitantes qui se cachent derrière nos propos. Ces dernières sont généralement ancrées en nous depuis longtemps, et concernent divers domaines de nos vies.
En déstructurant une à une ces fausses idées négatives, vous vous autorisez enfin à recevoir ce que vous méritez, et vous ouvrez la porte au succès.

S’ancrer dans l’instant présent

Arrêter de trop rationaliser

La peur de l’échec ne peut exister que pour celui qui se projette dans le futur. C’est seulement en imaginant ce qui pourrait se passer que nous nous mettons à avoir peur d’agir. Il est donc important de couper court aux flux de pensées trop envahissants en se recentrant sur le moment présent.

Prenez le temps d’être, ici, et maintenant. Agissez avec plus de spontanéité, simplement en suivant votre intuition, dans vous posez des milliers de questions. Évitez de tout rationaliser à l’excès, et laissez-vous diriger avec confiance par le courant de la vie.

Pratiquer la méditation

Il existe plusieurs outils qui peuvent aider à s’ancrer dans l’instant présent. Parmi ces derniers, la méditation. Pas besoin d’être un expert ni un grand sage pour commencer à méditer quelques minutes par jour.

Installez-vous confortablement, dans l’endroit que vous voulez, et dans la position que vous voulez. Laissez-vous pleinement aller. Concentrez-vous sur les sensations de chaque partie de votre corps. Ne cherchez ni à chasser vos pensées ni à les entretenir. Le temps d’un instant, autorisez-vous simplement à être ce que vous êtes, ici et maintenant, sans aucune attente.

Fractionner votre objectif en différentes parties

Gravir une montagne à la fois

Parfois, c’est l’immensité des objectifs que nous visons qui nous effraie. Ils sont tellement grands que nous ne savons pas par quel bout commencer. L’ampleur de la tâche nous décourage à l’avance.
Ce type de situation est le meilleur moyen pour accentuer la peur de l’échec. Pour résoudre le pro-blème, il est possible de décomposer un grand objectif en plusieurs petits objectifs. Il s’agit en quelque sorte de le fractionner en différentes étapes. Il deviendra alors beaucoup plus facile d’oser se lancer, mais aussi de percevoir ses progrès et donc de s’encourager à continuer.

Se concentrer sur un objectif à la fois

De même, il est préférable de ne pas se perdre dans un nombre d’objectifs incalculable. Il vaut mieux se concentrer sur un objectif unique et rassembler toute son énergie pour l’atteindre que de ne vouloir tout réussir en même temps et finalement ne rien faire du tout. Quand les objectifs sont trop nombreux, nous sommes également découragés d’avance par l’ampleur de la tâche qu’ils an-noncent. Apprenez donc à classer vos priorités de manière à réaliser une chose après l’autre !

Aller au-devant de sa peur

Savoir relativiser le pire

Le meilleur moyen de vaincre sa peur est généralement de l’affronter en prenant les devants. Quand vous avez peur d’échouer, demandez-vous quel serait pour vous le pire des scénarios possibles.

Ensuite, analysez ce scénario et demandez-vous ce que vous risqueriez réellement à le vivre. Dans la majorité des cas, vous allez vous rendre compte que même la pire des éventualités ne vous met pas réellement en danger. Une fois que vous savez que même face au plus difficile, vous pourrez rebondir, il devient beaucoup plus simple de relativiser et de se lancer.

Sauter dans le vide

L’inconnu est effrayant justement parce qu’il est mystérieux. Le meilleur moyen de l’apprivoiser reste de le découvrir. Une fois que quelque chose se révèle, il devient beaucoup moins sujet aux fantasmes et donc aux peurs. La meilleure des thérapies est donc d’oser, tout simplement !