Pourquoi toujours vouloir avoir raison ? Regardez:

toujours vouloir avoir raisonL’être humain a tendance à toujours vouloir s’imposer. Que ce soit pour faire prévaloir son avis, sa position, ou toute autre chose, il trouve le moyen d’être celui qui a le dernier mot.

De cette manière de procéder, naît très souvent des conflits qui peuvent conduire à des conséquences d’une envergure plus grande.

Pour bien cerner cette situation, il convient de comprendre pourquoi certaines personnes veulent toujours avoir raison.

Avoir raison donne un air de supériorité et procure une sensation de satisfaction et d’accomplissement. Celui dont l’argumentaire réussi plus ou moins à surpasser ceux des autres apparaît aussitôt comme quelqu’un de plus intelligent, de plus brillant, bref, cette personne semble être meilleure que les autres.

Comprendre les motivations

Les raisons qui poussent une personne à toujours vouloir avoir raison sont nombreuses, les circonstances qui conduisent à cela sont variées. Il est difficile de définir un standard, car, autant une personne qui veut s’imposer par tous les moyens est influencée par une enfance au cours de laquelle elle a toujours eu le dernier mot, autant elle peut l’être du fait de n’avoir pas assez eu l’opportunité de donner son avis. Ces deux cas de figure sont envisageables, et ce n’est pas tout.

Dans la plupart des cas, il y a trois éléments essentiels qui ressortent.

  • Le complexe de supériorité

Le complexe de supériorité est la manifestation d’une fâcheuse tendance à vouloir s’affirmer toujours plus fort que les autres, à vouloir paraître toujours plus intelligent, ou encore d’être convaincu que l’on ne peut jamais être devancé par une autre personne. Pris sous un certain angle, cette attitude n’est pas mauvaise cependant, lorsque quelqu’un en arrive à ne plus vouloir considérer les avis d’autrui en croyant détenir l’exclusivité de la vérité, nous sommes de plain-pied dans l’excès. Et quelqu’un l’a dit quelque part, tout excès devient nuisible.

  • L’égoïsme

L’égoïste ne pense que pour lui et par lui. De ce fait, que ce soit après analyse ou non d’une prise de position, d’un avis, d’un choix effectué par une autre personne, il reviendra toujours sur le choix de sa proposition à lui. Essayer de l’en dissuader est très souvent une entreprise vaine.

  • La mauvaise compréhension

Ne pas être en mesure d’accepter que les autres aient parfois raison, que leurs avis soient aussi valables peut-être dû à une incapacité à les comprendre. Déjà pour comprendre il faut écouter. Il est alors clair que celui qui refuse d’écouter ne pourra jamais apprécier les avis différents des siens à leurs justes valeurs. Il arrive aussi qu’une personne soit convaincue irrémédiablement par une idée. Parvenir à lui faire changer d’avis peut très vite se transformer en casse-tête chinois.

Au-delà de toutes ces considérations, pour avoir raison, il existe des méthodes.

Savoir avoir raison

L’être humain aime se sentir valorisé. Si vous souhaitez que votre avis soit pris en compte — car c’est selon vous la meilleure — vous, ne devez jamais rejeter celui des autres comme un vulgaire torchon. Cette attitude a tendance à rendre l’autre réfractaire et fermé sur tout ce qui suivra. Il faut agir avec tact et délicatesse.

  • Commencer par relever les points positifs

Une proposition aussi tordue soit elle a toujours au minimum un ou deux points positifs. À votre niveau, considérez ces éventuels points positifs comme des indicateurs. Repérez-les et le moment venu, faites comprendre à votre interlocuteur que vous remarquez des points positifs que son idée ou sa proposition fait ressortir. Attardez-vous sur ces points positifs aussi insignifiants soient – ils. Attention à ne pas tomber dans une flatterie vague et sans justifications.

  • Faire remarquer les insuffisances

Une fois que vous aurez relevé les points positifs, vous remarquerez que votre interlocuteur vous accordera une plus grande attention. C’est alors le moment de faire une transition. Elle consistera à mettre en relief les points « moins positifs ». La consigne première est de ne jamais être cru ni désagréable. En usant de retenue, faites comprendre à votre interlocuteur que certains points pourraient être améliorés. Ne vous limitez pas à énumérer des points sans apporter d’éclairage. Évertuez-vous à lui faire comprendre les limites de son point de vue sans le vexer. De votre manière de procéder dépendra l’attention qu’il accordera à vos propositions.

  • Donner son point de vue

Votre point de vue, aussi extraordinaire qu’il puisse vous paraître, peut avoir des insuffisances. Sans mettre en doute la crédibilité de vos propos, évitez surtout de donner l’impression que vous avez une idée de génie. Restez plutôt raisonnable pour ne pas paraître plein d’égo.

Une fois que le décor est planté, mettez en avant les points forts de votre prise de position. Analysez ensemble pour ensuite laisser le soin à l’autre de tirer sa conclusion. L’objectif est de lui faire des suggestions sans qu’il s’en rende compte. Pour cela, il existe de nombreuses astuces.

L’une d’entre elles consiste à poser des questions. Regardez plutôt ces quatre exemples :

  1. Ne penses-tu pas que si l’on procède de la sorte les résultats seront meilleurs ?
  1. Étant donné que la situation est ainsi, ne serait-il pas plus judicieux d’appliquer cette méthode ?
  1. Plutôt que de chercher à contourner le problème, ne serait-il pas plus efficace de le résoudre définitivement ?
  1. Cette méthode n’est-elle pas envisageable ?

Vous devez laisser la proposition venir de votre interlocuteur. En toute objectivité, vous devez admettre lorsque c’est le cas, que vous ne pouvez pas toujours avoir raison.

Réorganiser ses idées

Si vous constatez que vous ne parvenez pas à convaincre l’autre partie, lâchez prise pour mieux organiser votre argumentaire. La vérité c’est que des arguments mal rendus peuvent apparaître sous un autre visage. Il convient alors d’être convaincu soi-même avant de parvenir à être convaincant. Réorganisez vos idées, revoyez l’ordre dans lequel vous les présentez, faites le tri pour ne garder que les meilleures, puis assurez-vous d’avoir toute l’attention de votre auditoire avant de vous lancer.

Accepter de reconnaître son tort

Rentrer en confrontation directe pour imposer sa position ou son point de vue se solde très souvent par un échec. Dans bien des cas, l’objectif de chaque partie n’est pas de confronter ses arguments à ceux de l’autre partie comme cela devait être le cas. En souhaitant s’imposer coûte que coûte, il devient quasi-impossible pour l’une des parties de se laisser convaincre par l’autre. Cela est valable dans les deux sens.

Dans un cadre professionnel par exemple, le fait de vouloir toujours avoir raison peut devenir un véritable poison et finir par se transformer en un conflit d’intérêts.

Vous devez être capable de vous rétracter lorsque votre raison vous le fait comprendre.

Vouloir toujours avoir raison est le propre de l’Homme. En effet, cet état de fait donne de la valeur vis-à-vis de son égo et réjouit le cœur. Mais pour y arriver, il faut des méthodes qui ne sont pas toujours sues de tous. Si rentrer en confrontation directe vous semble être la meilleure manière de convaincre les autres, pensez dorénavant à essayer d’autres méthodes qui vous engagent moins dans une sorte de défi. En plus de faire comprendre à votre interlocuteur que vous lui accordez toute sa valeur à son point de vue, vous pourrez par la même occasion lui suggérer votre avis qu’il ne verra plus comme un dictât que vous lui imposez.

Il est raisonnable de vouloir avoir raison, mais face aux limites de ses arguments, reconnaître que l’on a le dos au mur peut éviter un grand nombre de désagréments. Plutôt que de vouloir toujours avoir raison, militez pour que l’avis le plus raisonnable prenne toujours le dessus.